dhagpostory 1976, il était une fois ...

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Guendune Rinpotché, sa vie, son oeuvre.


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La vie de Guendune Rinpotché

Deux écrits sur sa vie 

 

“ Lama Guendune est comme Milarepa, de son vivant il a

  atteint l’état de Dordjé Tchang ”

 Sa Sainteté, Le XVI ème Karmapa .

 

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1er récit :

         Rinpotché est né en 1917 à Nang-Shin dans la province de Kham, à l’est du Tibet.

Cette province a la dimension de la France. C’est une région montagneuse, peu peuplée, où les distances à franchir entre les lieux habités sont importantes. Dans le Kham on trouvait beaucoup de monastères et c’est aussi le lieu d’origine de nombreux Lamas réalisés. C’est le lieu de naissance de sa sainteté le XVIème Karmapa et de Jigméla, (son neveu) administrateur de Dhagpo. Les habitants du Kham ont toujours été réputés à la fois pour leurs accomplissements spirituels, leur courage, leur audace et leur force physique. C’est là que la résistance à l’invasion chinoise fût la plus dure.

 

 Se souvenant de ses jeunes années dans le Kham, Rinpotché dit :

« Mon père n’était pas pauvre mais n’était pas riche, il était sculpteur ;  il incisait des mantras sur le bois et sur la pierre. Il sculptait aussi des mantras sur les faces des grands rochers.  Je désirais depuis le tout début trouver un Lama et pratiquer le Dharma ; je me souviens avoir pleuré des nuits entières à cause des souffrances des êtres en enfer et de mon incapacité à les aider. Dès l’âge de quatre ans je priais donc très fort pour rencontrer un maître spirituel  ».

 

« A l’âge de sept ans, Rinpotché est entré dans le monastère qui s’appelle Tchöb-Drak (littéralement, protection forte) le mot “fort”, explique Rinpotché fait référence à la grande joie qui vient d’une intense confiance en ces enseignements. “De sept à treize ans, je me suis consacré à l’étude des textes du Dharma. J’ai ensuite commencé à les mettre en pratique par des méditations; ma première retraite, à l’âge de treize ans, n’a duré qu’un mois, c’était dans une maison; la seconde se déroula dans une grotte à flanc de colline,  la troisième dans une grotte souterraine et la quatrième dans une hutte de bois conique; ces retraites avaient quelques mois de durée.

A l’âge de dix sept ans, j’ai pris les vœux de Gényèn, Gétsun et Gélung.

 (Les trois niveaux de vœux de moine), normalement, pour prendre les vœux  de moine pleinement ordonné, il est nécessaire d’avoir vingt et un ans. Chacun de mes parents m’a donc prêté deux années, ainsi j’ai pu recevoir les vœux.

Quand j’ai eu vingt et un ans, j’ai fait la retraite de trois ans, trois mois et trois jours dans le centre de retraite qui se trouvait à proximité de mon monastère. Dans la tradition Kagyu cette retraite est spécialement consacrée à la pratique des six yogas de Naropa».

 

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Rinpotché continue:

                            «A la fin de cette retraite de trois ans, j’ai passé une autre année à pratiquer dans le centre de retraite. J’ai fait ensuite des pèlerinages pendant une année et j’ai visité tous les lieux sacrés du Tibet, de retour au monastère, je me suis enfermé à clé dans une chambre où j’ai passé sept ans et demi en retraite ».

« A la fin de la retraite de sept ans et demi, mon Lama racine, Lama Kempo-Migyur m’a dit que je pouvais ouvrir la porte, sortir et faire ce que je voulais, étant arrivé à un point où je n’avais plus besoin de faire des retraites».

« Ensuite, beaucoup de monde est venu me voir en me posant des questions au sujet du Dharma, ceci m’a créé des difficultés car, n’ayant vu personne pendant longtemps, je supportais difficilement autant de monde qui me posait des questions. Je me suis alors enfermé pour faire à nouveau trois ans de retraite; à la fin de cette période, mon Lama m’a dit : «tu peux ouvrir la porte et sortir; ton attachement à la pensée s’est libéré spontanément ». Après ma sortie, j’ai eu beaucoup de rêves et de signes qui me disaient que le moment était venu de partir. Je suis parti au Tibet central avec un autre Guélong de mon monastère qui avait aussi fait beaucoup de retraites; nous sommes partis ensemble sans avoir la moindre idée de là où nous irions ».

 

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« Arrivés au Tibet central, nous sommes restés une année en retraite dans une grotte précédemment habitée par Guru Rinpotché; une fois sortis, nous avons fait une année de pèlerinage à visiter beaucoup de lieus sacrés, tous ceux du Népal compris».

« Au moment où les chinois ont envahi le Tibet en 1959, nous étions dans une grotte de Réchungpa, (l’un des deux principaux disciples de Milarepa, l’autre étant Gampopa), les chinois nous cherchant, nous sommes descendus dans un bois, au fin fond de la vallée pour nous cacher.  Nous avons appris que le Dalaï-Lama et Karmapa étaient déjà partis en Inde et que les chinois gardaient le pont qui nous aurait permis de les suivre. Après trois jours, les soldats chinois apprirent notre présence dans les bois, nous avons cherché partout une issu dans la vallée; il y avait un endroit où serpentait un petit sentier près d’une cascade, mais même ce lieu était gardé jour et nuit par des chinois armés et prêts à tirer.  Poursuivis, nous nous sommes trouvés très proches de leur camp; nous pouvions les voir manger, parler, boire du thé et garder la route. Ensuite nous avons prié les trois Joyaux avec une forte concentration et nous avons médité sur la vacuité pour rendre ainsi nos corps invisibles; ainsi, nous avons pu nous échapper en passant à travers les sentinelles, ils ne virent rien.

Quand on demeure dans la vacuité du Mahamoudra, l’invisibilité est immédiate, il ne faut pas de temps pour entrer dans cet état ».

 

Question:

Qu’avez-vous amené avec vous lors de votre voyage en Inde?

Guendune Rinpotché:

Rien que mon corps.

 

       « Après un mois de voyage, nous sommes arrivés en Inde et je suis allé voir le Joyau qui comble tous les souhaits, le Karmapa. Il m’a trouvé quelqu’un pour m’appuyer financièrement et me prêter une maison à Kalimpong. Pendant onze ans, j’ai vécu là, avec trois autres personnes, y faisant des pudjas et de la méditation continuellement, cela ressemblait beaucoup à une retraite; nous restions toujours dans le maison, parmi ces trois il y avait Pountsé-la».  « Après cela, sa sainteté le Karmapa m’a demandé de partir au Bhoutan pour être le dirigeant d’un nouveau monastère, j’y suis resté trois ans, avec Pountsé-la».

 

Puis le Karmapa m’a dit:

        « Maintenant, les Occidentaux sont sous l’emprise des émotions perturbatrices, orgueil, jalousie, etc. Ils souffrent beaucoup; il faut aller en occident et utiliser le Dharma pour purifier leurs souffrances et les libérer de leur misère ».

En revenant des états unis et d’Europe le Karmapa dit:

         « Mr Benson m’a offert beaucoup de terres; si on pouvait établir un grand centre du Dharma, cela serait très bénéfique pour les êtres des pays occidentaux ». Je répondis: « je ne sais pas enseigner le Dharma, j’ai toujours vécu seul, en méditation ». Le Karmapa insista: « Le temps est venu pour que tu agisses pour le bien d’autrui », « tu t’es accompli pour ton bénéfice personnel ne parle pas de ton incapacité, mais vas calmer les esprits des autres », « ne t’inquiètes pas des difficultés, Jigméla sera là pour t’aider…».

 

« A court terme les troubles du monde occidental seront pacifiés, à long terme, l’effet en sera que les êtres pratiquant le Dharma pourront éviter les souffrances des trois mondes inférieurs. Aussi, maintenant, je m’emploie à développer ce centre, ceci est ma tâche ».(rires)

… « D’abord, on est conçu dans le ventre de sa mère; on est presque invisible, ensuite, on nait; devenant un petit enfant, on est beaucoup aimé par tous, on devient un adulte et ensuite on vieillit, comme moi actuellement, le corps s’affaiblit, les dents et les cheveux tombent. Ensuite on meurt, le corps pourrit et disparaît, après quoi, il n’y a rien du tout ».

 

                    « Je n’ai pas d’histoire de vie, j’ai bu du thé et mangé de la stampa, et c’est tout; mes cheveux gris sont mon Mûdra d’impermanence; aujourd’hui, nous devons arroser les fleurs, elles sont entrain de sécher et de mourir comme moi, un vieil homme ».

 

 

 

 

«Je n’ai pas d’histoire de vie, j’ai bu du thé et mangé de la stampa.»

«Je suis né de ma mère, puis je suis devenu enfant, ensuite homme

et après vieux, et, maintenant me voici. (rires)»

Guendune Rinpotché

 

 

 2ème récit:

                       Lama Guendune Rinpotché est né, l’année Terre-cheval (1918) au Tibet oriental dans la région du Kham au pays de Nangtchen tout près de Singkha Dzong (forteresse de Clarté). C’est un lieu sacré où se dresse un piton de roc blanc, vénéré pour être l’endroit où naquit dans des conditions légendaires l’ascète Sangyé Yerpa qui fut nourri du lait d’une Dzo (femelle du yak), puis médita dans une grotte de la montagne et obtint la complète réalisation. Sur le flanc de ce rocher on peut voir une    “une roue du Dharma” apparue spontanément dans la pierre.

Le père de Rinpotché, Mongdjé Dargyé, était sculpteur de mantras sur bois et sur pierre. Sa mère s’appelait Gadoma et était fille de Tcahpti Lhazo.  Dès son plus jeune âge, l’enfant était éveillé à la religion. A la belle saison ses parents menaient les troupeaux aux pâturages et toute la famille vivait sous une grande tente. Le jeu favori de Rinpotché consistait à construire une hutte de branchage et de feuilles un peu à l’écart et s’y installer en posture de méditation, déclarant:

 « Je suis un ermite». Puis le jeune garçon confectionnait un siège avec de la terre, remplissait d’eau un vase, y ajoutait différentes substances, et prenant place sur ce trône improvisé, conférait des initiations tout en récitant des prières.

 

Rinpotché dit de cette période:

         « Bien que je n’eusse reçu alors aucune éducation religieuse, tout mon esprit aspirait au Saint Dharma. J’observais la vie que menaient mes parents, des gens simples et droits, mais les voyant seulement soucieux de cette existence, je me disais : toutes les préoccupations liées au monde sont inutiles  et sans lendemain. Que se passera-t-il à la mort? Une vie ordinaire ne crée rien de bon, elle ne peut conduire qu’à la souffrance.  Je réfléchissais profondément sur les tourments éprouvés par les êtres dans les enfers ou les esprits avides.  Je compris que leur condition était le résultat de leurs existences antérieures consacrées aux seules activités du monde. J’éprouvai une grande pitié pour leur détresse et je redoutai que mes parents ne connussent un tel sort à leur mort. Cette réflexion intense détourna pour toujours mon esprit des affaires du monde ».

 

« Mon père tentait bien de m’apprendre son métier, mais ses efforts furent infructueux. Je restai incapable de manier correctement les outils. Mes parents inquiets de mon avenir finirent par céder à mes requêtes répétées de trouver un maître pour apprendre le Saint Dharma et résolurent de me conduire au monastère de Tchödrak où je pourrais à la fois recevoir une éducation religieuse et être assuré du nécessaire ».     

         Vers l’âge de sept ans, Rinpotché commença donc son apprentissage de la vie monastique. Bien qu’il se conformait aux règles de la communauté,  il n’éprouvait que peu d’attrait pour les activités traditionnelles des moines: lecture et récitation de texte, confection de törmas, danses sacrées et autres études formelles. A la différence des autres moines, il ne se plaisait qu'à rester en méditation et il passa ces années à apprendre à méditer aux pieds  des grands maîtres qui demeuraient au monastère. Tout son être n'aspirait qu'aux pratiques du mantra secret, le Vadjrayana, la voie rapide de réalisation spirituelle.

Pendant cette période de formation, Rinpotché effectua quelques retraites solitaires. A dix sept ans, il reçut l’ordination monastique majeure de Guélong, et c’est dans sa vingt et unième année qu’il entra au centre de retraite Karma Kamtsang de son monastère pour y accomplir la traditionnelle retraite de trois ans et trois mois.

 

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 Animé d’une fois et d’une dévotion sans faille, il fut un réceptacle parfait de l’enseignement et il s’imprégna totalement de l’esprit de ses Lamas racine. Appliquant les instructions de pratique relatives aux Tsas et Loungs (Six yogas de Naropa), il ne porta plus qu’un simple drap de coton blanc et, par sa réalisation du yoga de la chaleur psychique, acquit la capacité de faire fondre  la glace. Même au cœur de l’hiver, il demeurait dans sa cellule sans chauffage

et y faisait régner la chaleur par la force de son samadhi.

Un autre signe de sa maîtrise de la méditation fut qu’il ne connut plus ni faim ni soif et n’absorbait que très peu de nourriture. Il obtint alors la connaissance directe et définitive de tous les états de l’esprit jusqu’aux plus subtils.  

 

Intérieurement pratiquant la Bodhicitta, il gardait tous les êtres en Amour et Compassion. Extérieurement, la perfection avec laquelle il observait la discipline du Vinaya jusqu‘aux plus infimes préceptes lui valut maints éloges et faisait de lui une source d’inspiration. Il demeurait cependant dépourvu d’orgueil et d’hypocrisie, et même lorsqu’il était l’objet de propos malveillants, il gardait sa sérénité et ne répondait que pour donner de la joie.

 

         Il résida plusieurs années encore au monastère de Tchöb-drak, observant une stricte réclusion. Il s'adonnait alors intensément à la méditation solitaire.

Sa porte restait fermée et il ne recevait comme visite que celle du cuisinier qui prenait soin de lui et gardait la clé de sa cellule.

 

 

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                                                                                                                                      Lama Guendune rinpotché.

         Drouptchen Karma, Norbou, Zangpola Namo.                                                                       

                 un des maîtres de méditation de rinpotché.                      

 

 

            Un jour son Lama racine, Tulkou Tendzin de Tchodrak, vint lui rendre visite, fit ouvrir la porte de sa cellule et lui dit:

                     « Il est maintenant temps de sortir. La méditation est parvenue à son terme, tu as obtenu la réalisation de la pratique, il n’est plus utile pour toi de rester en retraite. Tu es véritablement détenteur de la grâce et tu peux désormais accomplir le bien de tous les êtres en demeurant parmi la multitude.

Ta réalisation est immuable, tu es semblable à un roc d’or. Tu peux en être sûr. Agis maintenant selon ta propre volonté ».

 

Malgré ces paroles, Rinpotché resta en retraite. Après une deuxième visite de Tendzin Rinpotché (son Lama racine de sa vie précédente) et l’insistance pressante du Khempo Mingyour, un Siddha qui résidait au monastère et était un de ses Lamas racine, il accepta finalement de se rendre à leurs injonctions et quitta sa retraite;

         Rinpotché entreprit alors un pèlerinage, visitant les lieux saints du Tibet et du Népal, accomplissant de grandes offrandes et faisant de puissantes prières de souhaits. Après qu’une année se fut ainsi écoulée, il poursuivit sa pratique, méditant dans différentes grottes bénies par les grands siddhas du passé tels Gourou Rinpotché et Milarepa. C’est là que Rinpotché paracheva sa réalisation. Bien qu’il soit difficile à quelqu’un d’ordinaire d’évaluer la qualité d’un être éveillé, la puissance de sa grâce et le rayonnement chaleureux de sa compassion sont immédiatement ressentis.

         Guendune Rinpotché est également renommé pour sa capacité  à subjuguer et convertir les êtres non humains, esprits malfaisants, qui causent toutes sortes de déséquilibres, maladies physiques et mentales, influences néfastes et obstacles, dont souffrent les humains.

                                                       

         En 1959, lorsque les événements se précipitèrent et que l’occupation militaire du Tibet devint totale, Rinpotché se trouvait toujours en retraite.

Une divinité protectrice lui apparut alors et lui conseilla de s’en aller vers le sud, l’assurant de sa protection présente et avenir. Sans rien connaître de la route à suivre, Rinpotché partit. S’en remettant au pouvoir de refuge des trois Joyaux, il parvint à traverser les lignes chinoises et gagna l’Inde sans être inquiété par les dangers en voyage.

 

Une fois en Inde, Rinpotché s’en fut trouver sa Sainteté Gyalwa Karmapa qui lui confia la direction d’un monastère nouvellement établi au Bhoutan oriental où il demeura trois ans. Puis grâce à la bonté de sa Sainteté, il fut invité à résider chez un bienfaiteur à Kalimpong (Inde) où il vécut pour ainsi dire en retraite pendant une douzaine d’années encore. Chaque année, Rinpotché se rendait à Rumtek, au monastère du Gyalwa Karmapa. Il reçut alors de nombreuses transmissions de sa Sainteté. En 1974, alors que sa Sainteté Karmapa s’apprêtait à accomplir son premier voyage en occident, il s’adressa à Rinpotché en ces termes :

 

« Je vais me rendre en Europe et en Amérique. Les Occidentaux, ignorants du Saint Dharma, souffrent beaucoup du fait des perturbations qui agitent leur esprit: orgueil, jalousie, désir, haine… Seul le Saint Dharma peut porter remède à leurs souffrances. Les conditions sont réunies pour la propagation de l’Enseignement, c’est toi qui seras chargé de le répandre en Europe.  Il n’y a rien à débattre, je connais les signes; je sais que tu es un Lama qui a mené la pratique jusqu’à son terme. Le temps est venu pour toi d’accomplir le bien des autres ».

 

Rinpotché se souvient de sa réaction:

         « Je me sentis écrasé par la perspective d’une telle tâche; je restais muet, incapable de répondre. Sa Sainteté posa alors sa main sur ma tête et me dit:

« Un bienfaiteur, Mr Benson, m’a offert une partie de sa propriété en France.

Il faut établir là-bas un grand centre de rayonnement du Saint Dharma. Beaucoup de gens pourront ainsi accéder à l’Enseignement et cela sera très bénéfique pour les Occidentaux. Tu vas donc te rendre en Europe. Ne sois pas inquiet. Tu as le karma nécessaire à l’accomplissement de cette tâche. Le temps est venu pour toi de le mettre en œuvre».  « Je suis le Karmapa; si tu as un peu de foi dans le nom du Karmapa, tu dois croire mes paroles» conclut sa Sainteté en riant ».

 

« Je suis un vieil homme » répondis-je.

 Sa Sainteté reprit:

« Il est vrai que tu es plus âgé que moi; cependant je partirai avant toi et tu me reverras lorsque je serai enfant! Ton activité est très étroitement liée à la mienne. Tu apparaîtras encore pendant deux vies comme très proche de moi, après quoi tu manifesteras la complète Bouddhéité ».

  

 

 

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Cheminement de Rimpotché

Sous la tutelle du 16ème Karmapa.

 

         En 1975, Lama Guendune Rinpotché arriva en France et s’installa en Dordogne au  lieu élu par sa Sainteté Karmapa pour être son siège européen.   

 En 1977, lors de son deuxième voyage en Occident, sa Sainteté officialisait la donation, consacrait le site du futur monastère et donna au centre son nom définitif :

Dhagpo Kagyu Ling.  

Depuis sa venue, Guendune Rinpotché s’est consacré inlassablement à l’œuvre confiée par le Gyalwa Karmapa: transmettre le Dharma authentique aux Occidentaux. Son activité l’a conduit dans la plupart des centres du Dharma d’Europe.

 

         En 1984, l’établissement du centre de retraite de trois ans de Kundreul-Ling permit de concrétiser le souhait de sa Sainteté Karmapa, d’offrir à des hommes et des femmes ayant un intérêt affirmé pour le Dharma la possibilité de pratiquer les enseignements les plus profonds du Vadjrayana que sont les six doctrines de Naropa et le Mahamoudra, dans les conditions de transmission  les plus pures. La retraite de trois ans a pour but principal la formation de Lamas, ce qui permettra à des Occidentaux de devenir des représentants de la lignée de la pratique.
        Depuis 1986, Guendune Rinpotché dirige également le centre de retraite de trois ans de Thong Dröl Ling en Allemagne. Face au nombre croissant de personnes désireuses d'accomplir la retraite de trois ans sous sa direction spirituelle, Rinpotché a décidé d'agrandir les centres de retraite existants et d'en construire de nouveaux. Rinpotché a particulièrement à cœur la constitution et l'établissement d'une Sangha monastique. Celle-ci compte une trentaine de moines et une douzaine de moniales. Il s'efforce actuellement de créer une structure qui permette aux moines et aux religieuses de disposer de conditions favorables à leur engagement.  Guendune Rinpotché n'en néglige pas pour autant Dhagpo Kagyu Ling devenu maintenant un grand centre où sera bientôt édifié le temple souhaité par sa Sainteté Karmapa (de ce fait le temple a été construit en Auvergne, Kundreul-Ling), qui témoignera de la présence  et de la vitalité du Bouddhisme de la tradition Kagyupa en Europe.

 

       1997, un événement bien triste nous rappelle l’impermanence des choses et des êtres, notre Lama de Refuge Guendune Rinpotché quittait son corps. Un grand stupa fut préparé devant le temple pour recevoir le corps de Rinpotché, c’est la toute première fois qu’une crémation à ciel ouvert fut publique et introduite en France .

 

 

Cette brève esquisse de l’activité extérieure de Lama Guendune Rinpotché fut établie pour l’essentiel d’après les indications données par Rinpotché lui-même en réponse aux requêtes répétées formulées par les retraitants de Kundreul-Ling.

Des informations biographiques supplémentaires ont été fournies par le vénérable Lama Gawang qui est vivement remercié. (Texte Yéshé Nyngpo, Août 1989)  

 

 

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11/05/2016
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